L'homme de cèdre - Les trois vies de Samir Geagea

de Nada Anid, 308 pages

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Le cèdre est un arbre connu pour fournir un bois ligneux, rigide, et peu sensible aux intempéries. C’est aussi le symbole national du Liban. Libanais, Samir Geagea l’est par la naissance, par la tête et par les tripes. Jeune combattant, puis chef de guerre redouté pendant la guerre civile qui a ravagé le Liban de 1975 à 1982, il défend alors avec âpreté, à la tête des Forces Libanaises, le « réduit chrétien » menacé de liquidation et s’oppose à toute forme de vassalisation de son pays, que ce soit par la Syrie, les Palestiniens ou les Israéliens. Accusé de plusieurs meurtres à la fin des hostilités, menacé, vilipendé, il refuse de fuir son pays malgré les mises en garde. Arrêté et condamné à mort par un tribunal à la solde de l’occupant syrien pour ces crimes qu’il n’a pas commis, il croupit onze ans dans une geôle de 6m2 au troisième sous-sol du ministère de l’intérieur à Beyrouth. Onze années passées à lire, à réfléchir, à prier et à effectuer un travail en profondeur sur lui-même. C’est un homme métamorphosé qui sort de prison en 2004 : le guerrier s’est transformé en homme politique, le chef de bande à la réputation sulfureuse en intellectuel. Seul rescapé de la vague d’assassinats qui a emporté en trente ans tous les partisans de la souveraineté libanaise, de Bachir Gemayel à Rafiq Hariri, il incarne mieux que quiconque l’idée d’indépendance nationale, car c’est un principe sur lequel il est aujourd’hui le seul, parmi les responsables politiques libanais, à n’avoir jamais transigé. Depuis son nid d’aigle du Mont Liban où il vit reclus par crainte – encore ! – des tentatives d’assassinat, Samir Geagea prêche désormais l’unité et le dialogue entre les communautés dans le cadre de l’ « Alliance du 14 mars ». C’est néanmoins avec angoisse qu’il voit la guerre civile en Syrie ranimer les haines confessionnelles qui ont failli, une fois déjà, aboutir au suicide de la nation libanaise. Le guerrier, le réprouvé, le sage : Samir Geagea aura vécu trois vies – en attendant peut-être, enfin ! – une quatrième : celle d’homme d’État ? 

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