Pour une critique positive

de Dominique Venner, 34 pages

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L’essai Pour une critique positive parut en 1964 [1], au lendemain du combat perdu pour l’Algérie française, « écrit par un militant, pour les militants », ce texte, analyse sévère et lucide, fut en quelque sorte le Que faire ? d’une génération.

Pour une critique positive établit une distinction fondamentale et sans équivoque entre nationaux et nationalistes. L’attitude des premiers est dénoncée en des termes très durs. Incapables d’organisation, méprisant le militantisme, facilement enthousiastes et aussi facilement découragés, les nationaux, en « troupeau massif », se refusant à prendre en main leur politique, se réfugient dans les mythes : mythes du « sursaut national », du « sauveur », de l’armée, mythe des rassemblements ou « fronts » électoraux [écartés d’une formule impitoyable, « zéro plus zéro égal zéro ! »].

A la conception des nationaux, Pour une critique positive oppose l’idée d’une organisation, d’un mouvement révolutionnaire « pur et dur », sans « petit chef » mais animé par une solide équipe de militants nationalistes. C’est une conception calquée sur le modèle du parti de type bolchevique. Il faut, comme lui, avoir une idéologie qui guide tous les actes ; il faut se méfier des notables et être un parti de militants ; il faut assurer une sélection interne rigoureuse et dégager un noyau, une « élite révolutionnaire » prête à tout, et à tous les sacrifices ; il faut agir dans tous les secteurs de la vie, de la Nation et multiplier les courroies de transmission.

De l’essai Pour une critique positive nous avons scrupuleusement conservé le texte original. Nos amis lecteurs sauront d’eux-mêmes se remémorer le contexte du début des années soixante et effectuer les réactualisations nécessaires sur certains points [la notion d’Occident par exemple…].

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