Echos de l'épopée impériale

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Echos de l’épopée Impériale
Choix de musiques civiles et militaires du Consulat, du Premier, et du Second Empire.
La musique militaire sous l’Empire
La période napoléonienne, même si elle n'a duré que quinze ans, a marqué "le tournant des siècles" autrement que par la fureur des actions militaires et la nouvelle organisation de la vie administrative et politique française. Elle a aussi permis à une musique, alors même qu'elle semblait avoir raté les prémices de l'ère romantique au profit d'une certaine rémanence du courant classique, de se faire une place qui, certes, ne sera pas la première, mais se caractérisera malgré tout par son originalité. Qu 'elle ait pour cela continué à faire appel à l'an et aux artistes ita/iens ne change rien à l'affaire.
Depuis le début des guerres révolutionnaires jusqu'à la fin de l'Empire, la chose militaire influence non seulement la vie quotidienne mais aussi l'art : littérature, musique et peinture subiront son influence. Goethe met quelque temps à comprendre ce qui se passe lorsqu'il suit l'armée prussienne à Valmy. Il n'en écrira pas moins : "D'ici et d'aujourd'hui, date une époque nouvelle de l'histoire universelle" et, après avoir entendu La Marseillaise. "Ils s'étaient approchés en silence de nous, quand d'un coup leur musique entonna la marche des Marseillais. Ce Te Deum révolutionnaire a toujours quelque chose de triste, comme d'un pressentiment, quelle que soit l'ardeur avec laquelle on le chante ; mais cette fois-ci, ils le prirent dans un tempo très mesuré, en suivant le pas lent des chevaux. C'était saisissant et terrible. "
Dans son ouvrage sur Haydn, Stendhal évoque la rumeur des batailles. Effectivement la 100° symphonie, qui fut intitulée "militaire" dès l'annonce de sa création, date de 1794. Dans son second mouvement, un allegretto, la lenteur du tempo est soudain rompue par une musique militaire qui sonne comme un appel aux armes. Haydn n'était certainement pas militariste, il n'en avait pas moins été influencé par le caractère de l'époque. Beethoven, qui avait un temps admiré Bonaparte, écrira une "Bataille de Vittoria". Enfin, il n'est pas une manifestation militaire de quelque importance qui n'ait fait l'objet d'une composition de circonstance par des musiciens aujourd'hui ignorés mais qui comptaient alors. Dans son article "Musique militaire" du Dictionnaire Napoléon de Jean Tulard, Pierre-Antoine Baland écrit : "L'intérêt mitigé de l'Empereur pour la musique est connu. Il dort parfois à l'Opéra et chante faux, mais dans le domaine militaire, son esprit toujours pragmatique a reconnu à la musique un intérêt indéniable. En effet, dans un contexte militaire, la musique a un triple rôle : elle sert à faire marcher les hommes au pas, à transmettre les ordres et à signaler à l'attention des populations civiles le passage du régiment."
Des orchestrations au plus près des conditions originales
Cet enregistrement des musiques du Consulat et des deux Empires présente des œuvres dont certaines sont déjà bien connues. La véritable nouveauté a consisté à rechercher les orchestrations les plus proches possible de celles que devaient entendre les soldats de la Grande Armée, et les interprétations les plus propres à restituer l'atmosphère de l'époque. Fifres et tambours y expriment l’ardeur et l’allégresse, timbales et cuivres la solennité, en avant !

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